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Gérard Poulouin

Séminaire 2025-2026 : Littérature

Thèmes abordés cette saison : Les troubadours, Madame de Sévigné, Louis Guilloux

- samedi 7 février 2026, 14hsalle de réunion

Les troubadours, XIIe-XIIIe siècles.

Ils écrivent dans leur langue, la langue d'oc, essentiellement de la poésie. Ils interviennent dans diverses cours, conjuguant parole et musique, promoteurs d'une littérature aristocratique célébrant la Dame de cœur et l'art d'écrire. Les trouvères, dans le Nord de la France, proposeront une poésie en langue française, héritée des troubadours aquitains.

Traduits dans des anthologies, les troubadours ont trouvé des lecteurs au-delà du Moyen Âge : Stendhal, Remy de Gourmont, Aragon...

- samedi 14 mars 2026, 14h, salle de réunion 

Madame de Sévigné, la gloire posthume d'une épistolière

Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696), fut un témoin privilégié de son temps, écrivant maintes lettres à divers correspondants, et tout particulièrement à sa fille la comtesse de Grignan. Cette épistolière a connu une gloire posthume, depuis le XVIIIe siècle, appréciée pour la qualité littéraire de ses lettres, leur naturel.

Suggestion de lecture : Les classiques de Lire magazine, février-mars-avril 2026 : Bon anniversaire Madame de Sévigné.

 

- samedi 4 juillet 2026, 14h, sale de réunion

Louis Guilloux, écrivain populiste, ami d'Albert Camus

« L'œuvre de Guilloux est triste ai-je souvent entendu dire autour de moi. C'est un fait, mais comment en serait-il autrement, », déclare Henry Poulaille à propos des premiers romans de l'écrivain originaire de Saint-Brieuc qu'il enrôla dans le groupe des écrivains populistes et prolétariens. Louis Guilloux, Prix populiste en 1942 pour Le Pain des rêves, ne se voulait pas populiste, ni écrivain bourgeois, engagé oui, avec sobriété.

La Maison du peuple (1927) le fait connaître, Compagnons (1931) confirme son ancrage populaire et solidaire. Réunis en 1953, ces deux textes sont précédés d'une préface d'Albert Camus – celui-ci s'exprime ainsi : « Guilloux « n'utilise la misère de tous les jours que pour mieux éclairer la douleur du monde. Il pousse ses personnages jusqu'au type universel, mais en les faisant passer d'abord par la réalité la plus humble. […] Son goût presque désordonné pour les êtres, la longue confrontation qu'il poursuit avec le monde intérieur grouillant de personnages l'ont porté comme naturellement à l'art le plus difficile. »

Le sang noir (1935) le consacre comme un écrivain majeur. Gide, Aragon, Malraux sont enthousiastes. Reprenant le personnage inspiré par Georges Palante, héros du Sang noir, il publie une pièce de théâtre, Cripure (1962) – la mise en scène de cette pièce par Marcel Maréchal rencontre un immense succès dans les années 1970. Solido suivi de O.K., Joe ! (1976) rappelle son attachement aux républicains espagnols, témoigne de ce qu'il a vu en 1944 comme interprète auprès de l'armée américaine.

La liste des œuvres de Guilloux est longue, elles sont nourries d'expériences personnelles, d'une pensée humaniste généreuse. « La dimension éthique est chez lui essentielle ; si la politique se dérobe, l'éthique en revanche est toujours présente. Plus encore que de sympathie, on pourrait presque parler d'empathie : « La seule clé, c'est la douleur », affirme-t-il dans un entretien ; même s'il est désabusé par rapport au pouvoir d'action de l'écriture » (L'atelier de Louis Guilloux, Presses universitaires de Rennes, 2012).

 

Suggestions pour approfondir : fiche wikipedia consacrée à Guilloux ; entretien de Bernard Pivot avec Louis Guilloux, émission Apostrophes, juin 1978.

 

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Hors programmation UP

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- jeudi 20 novembre 2025, 17h30, Lycée Malherbe, amphi Ponge

Thème : François de Malherbe (1555-1628) né à Caen, vu par Francis Ponge (1899-1988) qui fut élève du lycée Malherbe, de la 6ème à la terminale.

Enfant, Ponge passait devant la maison natale du poète. Poète lui-même, il s'est maintes fois référé à Malherbe qui sut jadis donner force et tenue au langage. Malherbe : « C'est le noyau dur de la Francité. C'est le marbre français. »

Non point passéiste quand il célèbre Malherbe, Ponge n'a goût que du présent. Malherbe, non point icône, mais catalyseur. « Il est […] légitime actuellement de penser que la meilleure façon de servir la république est de redonner force et tenue au langage. »

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