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Marie-Jo Bonnet
 

 

 

 

Je suis née en 1949 à Deauville et j'ai grandi en Normandie dans le Pays d’Auge. Je suis docteur en Histoire, historienne d’art, écrivaine, conférencière. Je participe au Mouvement de Libération des femmes dès 1971, puis à la fondation du Front Homosexuel d’Action révolutionnaire, des Gouines Rouges et à partir de 1974 de l’association « La Spirale », fondée par la peintre et poète Charlotte Calmis autour de la création artistique des femmes.

En 1975, je participe au Groupe d’Etudes Féministes (GEF) de l’université Paris VII fondé par Françoise Basch et Michelle Perrot et au groupe d’historiennes réuni par Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre. Avec Carole Roussopoulos, je réalise en 1978 5 videos sur des femmes artistes sur une idée de Charlotte Calmis, (déposées au CASdB)

En 1979, je soutiens la première thèse d’histoire des femmes sur Les relations amoureuses entre les femmes du XVIe au XXe siècle, à l’université Paris VII, sous la direction de Michelle Perrot. Publiée en 1981 aux Editions Denoël-Gonthier  sous le titre Un choix sans équivoque, ma thèse sera rééditée en 1995 chez Odile Jacob, puis en poche en 2001 et 2021. Un tel sujet pionnier arrivant trop tôt dans une université peu ouverte à ces recherches, m’a obligée à poursuivre mes recherches hors institution en les finançant de mes  propres deniers.

Durant une période de silence éditorial, je commence avec Michèle Brun la réalisation d’un « Guide des femmes artistes dans les musées de France ». Nous obtenons des subventions du ministère de la Culture et des Droits des femmes qui me permettent de financer un emploi à mi-temps pendant un an et de pouvoir faire la tournée des musées pour photographier les œuvres et réunir la documentation nécessaire à la rédaction des notices présentant les oeuvres de femmes exposées en permanence dans 130 musées. En 1995, ma thèse est rééditée grâce au soutien d’Elisabeth Badinter, me donnant un nouvel élan. C’était l’époque des premières grandes Gay Pride.

Les livres s’enchaînent. Les Deux amies en 2000, Qu’est-ce qu’une femme désire quand elle désire une femme ? en 2004 et Les femmes dans l’art la même année, puis Les femmes artistes dans les avant-gardes en 2006.

Le 60e anniversaire du débarquement en Normandie, région où j’ai grandi, me replonge dans la mémoire de la Résistance et de la déportation que j’avais occultée pour privilégier l’histoire des femmes.

Plusieurs livres ont émergé dont une biographie de Violette Morris, Histoire d’une scandaleuse, (Ed. Perrin, 2011), une histoire de « La Gestapo de la rue de la Pompe », et une recherche sur la déportation des femmes intitulée Plus forte que la mort – Survivre grâce à l’amitié dans les camps de concentration (Ed. Ouest-France, 2015).

Sans oublier les deux tomes d’une Bande dessinée Violette Morris - A abattre par tous moyens, Futuropolis, 2018. Avec Javi Rey, Kris  et Bertrand Galic.

J’ai également consacré un ouvrage à Simone de Beauvoir et les femmes, sujet qui n’avait pas été étudié sous cet angle, puis à mon expérience du MLF, les deux publiés chez Albin Michel avec une étude sur La Maternité symbolique, en 2020. Ce dernier livre étant issu de mon engagement féministe pour l’abolition de la GPA.

 

En tout, j’ai publié plus d’une vingtaine d’ouvrages sur l’histoire des femmes, l’histoire de l’art et la Résistance, sans oublier les participations à des colloques, dont celui organisé par Women in French à Minneapolis-Saint Paul, et à des livres collectifs.

Au début des années 2000, j’ai enseigné l’histoire des femmes artistes à Columbia University de Paris, ainsi qu’à Carleton College (Paris).

 

Commissariat d’expositions : (dernièrement)

- Créatrices - l’Emancipation des femmes par l’art qui s’est tenue au musées des Beaux Arts de Rennes durant l’été 2019.  Avec un catalogue aux Editions Ouest-France.

- La vraie Vie est ailleurs, Femmes artistes autour de Marta Pan : Simone Boisecq, Charlotte Calmis, Juana Muller, Véra Pagava, Judit Reigl, au musée des Beaux arts de Brest de juillet 2019 à janvier 2020.

 

Parallèlement à mes écrits et conférences, j’ai mené une activité associative importante.

En 2004, je fonde l’association Souffles d’Elles qui organisera pendant cinq ans le Café des femmes à la Coupole. Une centaine d’artistes, écrivaines, philosophes, comédiennes, cinéastes, poètes sont invitées à ces rencontres qui ont lieu un dimanche après midi par mois au célèbre restaurant La Coupole.

En 2010, le Café des femmes de l’association Souffles d’elles fête les 40 ans du Mouvement de Libération des Femmes au Café l’Hélicon, en consacrant cinq séances spéciales au « MLF par celles qui l’ont vécu ». Chaque invitée présentait son action pendant vingt minute avant d’ouvrir le dialogue avec la salle. Des enregistrements vidéo réalisés sur le vif font l’objet d’un dépôt à la BNF avec « Bobines féministes » et Un autre au Centre d’Archives Simone de Beauvoir (CASDB).

J’ai également été Présidente de l’association des « Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation » de Paris 75 de 2013 à 2015 et réalisé l’exposition sur « Lutetia 1945, Le retour des déportés » qui continue de tourner.

Je suis membre du Collectif pour le respect de la personne (CORP)

 

Mes derniers livres :

o Pont-L’Évêque sous l’Occupation, Ed. Orep, 2024.

o Jean Cocteau “Je t’aime jusqu’à la mort”. Correspondance avec Jean Desbordes 1925-1938. Edition de Marie-Jo Bonnet, Albin Michel, Paris, 2023.

o Gloire et éviction des femmes peintres - 1770-1804, (réédition), Ed. Chryséis, 2024

 

o Avec Nicole Athea, Quand les filles deviennent des garçons, Ed. Odile Jacob, 2023.

 

o Et en collectif : Dir. Yannick Ripa et Françoise, Les Féminimes, Une histoire mondiale 19e-20e siècle, articles “Des artistes femmes revendiquent un art féministe” et “Quand les lesbiennes deviennent féministes”, Textuel, 2024.

 

o Lutetia 1945, Le Centre d'accueil et de contrôle des déportés, Chryséis éditions, 2025, Avec Arnaud Boulligny, Catherine Breton, Vanina Brière, Eric Brossard, Pierre Emmanuel Dufayel, Chryséis éditions, 2025.

Découvrez ici une chronique de Marie-Jo intitulée 1945 : quand l'hôtel Lutetia devint un centre d'accueil et de contrôle des déportés, disponible sur le site de France Culture

 

Notice sur Wikipédia

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